Ergonomie Cognitive : synthèse bibliographique

Charge de travail mental et estimations de durées

Le confort, la satisfaction, l’efficacité et la sécurité sur le lieu de travail sont les buts les plus importants de l’ergonomie. A la recherche d’un niveau toujours plus élevé de ces objectifs, l’un des points clefs de la recherche et du développement des interfaces Homme-Machine (IHM) est l’évaluation de la charge de travail mental.
La charge de travail mental peut être définie comme la différence entre les exigences cognitives de la tâche ou du travail spécifique et les ressources attentionnelles de l’opérateur.

Par cette présentation, notre objectif est de faire un tour d’horizon des recherches réalisées pour répondre à ces questions. Nous décrivons les différentes méthodes utilisées pour mesurer la charge de travail mental ainsi que les divers résultats obtenus.

Parmi les différentes méthodes d‘évaluations subjectives de la charge de travail qui sont utilisées dans ces études, il ressort que le NASA-TLX (technique de mesure subjective de la charge de travail) est un outil pratique à appliquer dans des situations opérationnelles d’évaluation de la charge de travail.

MIYAKE (2001) va plus loin en établissant sur la base des sous-échelles du NASA-TLX un test qui semble être utile pour évaluer la charge de stress au travail (ISO, 1991) au cours de tâches de performances. Sa méthode permettrait d’intégrer aussi bien les données objectives (physiologiques) que les données subjectives, même si plus d’expérimentations sont nécessaires pour valider cette technique.

Enfin, l’étude de MEYER (1990), concernant les messages d’attentes affichés sur les écrans d’ordinateur, peut être considérée comme une référence pour les concepteurs de logiciels dans la prise en compte des besoins de l’utilisateur.

Abstract du mémoire de DEA

Lexique verbal : acquisition et jugements d’intentionnalité d’actions

Nous avons observé les performances de 176 enfants tout venant âgés de cinq à huit ans dans trois épreuves impliquant des représentations de verbes intentionnels et non-intentionnels :

  • une tâche de nomination d’images d’action impliquant la production des verbes,
  • une tâche de désignation d’images d’action impliquant la compréhension des verbes,
  • une tâche de justification d’actions impliquant d’appréhender la dsitinction entre “vouloir faire” et “pouvoir faire”.

Cette étude visait à étudier l’acquisition du lexique verbal dans ses relations avec la construction d’un théorie de l’action. Cette théorie permet de distinguer l’intentionnalité de résultat de l’intentionnalité en action BRADMETZ & AMIOTTE-SUCHET (2001); DENNETT (1987) & SEARLE (1983).

Nos résultats confirment que les enfants de sept/huit ans présentent un développement plus avancé de leur lexique verbal, tant en compréhension qu’en production, et saisissent mieux la distinction entre intention de résultat et intention en action que les enfants de cinq/six ans.

Ceci nous amène à envisager de poursuivre l’étude du développement du lexique verbal et de la construction d’une théorie de l’action pour d’autres items verbaux et en utilisant d’autres techniques d’approche.

Abstract du mémoire de maîtrise

Histoires en images: mise en ordre et narration

Nous avons observé les performances de 89 enfants tout venant âgés de trois à six ans et demi dans trois épreuves :

  • une tâche de nomination d’images impliquant la production de verbes,
  • une tâche de mise en ordre d’histoires en quatre images
  • une tâche de narration de ces histoires.

Cette étude visait à constituer un groupe de contrôle dans une perspective à long terme de comparer les performances des enfants tout venant à celles d’enfants atteints d’un syndrome de Williams et de déficit sémantique pragmatique.

Pour les épreuves comparables à celles étudiées par BARON-COHEN, LESLIE & FRITH (1986), à savoir : la mise en ordre et la narration, nos résultats ne concordent guère avec ceux obtenus par ces auteurs chez les enfants tout venant.
Ceci nous amène à envisager de poursuivre l’étude du développement de la théorie de l’esprit et de la production de verbes (y compris les verbes d’états mentaux) chez les enfants tout venant d’âge préscolaire plutôt que de réaliser la comparaison avec les enfants atteints d’un syndrome de Williams et de déficit sémantique pragmatique.